Paperjam 10×6 – Wealth 2030 : comment la gestion de patrimoine se réinvente au Luxembourg

Article par Christophe BIRAUD avec assistance IA – Communauté des Français du Luxembourg

Paperjam 10x6 – Wealth 2030 : comment la gestion de patrimoine se réinvente au Luxembourg
Paperjam 10×6 – Wealth 2030 : comment la gestion de patrimoine se réinvente au Luxembourg

« J’ai 30 secondes pour lire »

Le 24 février 2026, la soirée 10×6 consacrée à « Wealth 2030 » a mis en lumière une transformation profonde de la gestion de patrimoine au Luxembourg.

L’enjeu n’est plus la survie de la place financière, mais son adaptation. Une nouvelle génération d’héritiers, plus digitale et plus exigeante, redéfinit la relation client. La performance reste clé, mais elle doit s’accompagner de transparence, d’impact et de personnalisation.

Les clients sont internationaux, mobiles, multibancarisés. Le conseiller devient un chef d’orchestre d’expertises variées, où l’intelligence artificielle agit comme accélérateur, sans remplacer l’humain.

« Je développe »

À l’horizon 2030, la banque privée sera hybride : technologique, connectée, mais avant tout fondée sur la qualité relationnelle, la discipline et la vision long terme.

Le 24 février 2026, la nouvelle édition du Paperjam 10×6 a réuni les acteurs majeurs de la place financière autour d’un thème stratégique : « Wealth 2030: Reinventing Advice, Access & Assets ». Une soirée rythmée, exigeante et tournée vers l’avenir, consacrée à la transformation profonde de la gestion de patrimoine à l’horizon 2030.

Dès l’ouverture, le ton est donné : il ne s’agit plus d’évolution, mais de transformation. Malgré les crises financières, la fin du secret bancaire et l’intensification réglementaire, la place luxembourgeoise a démontré sa résilience. La vraie question n’est donc pas sa survie, mais son adaptation.

Une nouvelle génération d’héritiers, un nouveau modèle relationnel

La transmission intergénérationnelle – estimée à plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars d’ici 2045 – bouleverse les codes. Les héritiers sont plus digitaux, plus informés, plus exigeants en matière de transparence et d’impact.

Sophie Braibant (Pictet Wealth Management) a souligné l’importance d’une approche 360°, personnalisée et émotionnelle :

« L’intelligence émotionnelle, et non artificielle, fera la différence. »

Les banques privées doivent devenir des partenaires intergénérationnels, capables d’orchestrer expertise, pédagogie et proximité internationale.

Clients plus jeunes, plus rapides, plus connectés

Pour Stéphane Pardini (Quintet Private Bank), l’évolution du métier est d’abord tirée par les clients :

  • Multibancarisés
  • Internationaux
  • Ultra-connectés
  • Sensibles à l’impact sociétal

La performance reste essentielle, mais elle ne suffit plus. Le banquier privé devient chef d’orchestre d’un écosystème complexe (fiscalité, marchés privés, immobilier, cryptoactifs, ESG).

L’IA et le digital sont des accélérateurs puissants, mais jamais un pilote automatique.

One-Stop Shop et complexité internationale

William Telkes (Spuerkeess) a mis en lumière une réalité nouvelle :

« Le patrimoine n’a plus d’adresse. »

Clients mobiles, familles dispersées, juridictions multiples : la valeur n’est plus seulement dans la performance, mais dans la synchronisation des actifs, des décisions et des générations.

L’approche “One-Stop Shop”, intégrée à une banque universelle, devient une réponse structurelle à la fragmentation.

IA : culture avant technologie

Pascal Rapallino (Côme Maison Financière) a proposé une lecture stratégique forte :

  • Culture > IT
  • Bottom-up : écouter le terrain
  • Top-down : vision et gouvernance

L’IA n’est pas un projet informatique, mais un projet culturel. Sans cadre, l’expérimentation devient fragmentation. En gestion de fortune, confidentialité, traçabilité et cohérence sont constitutives de la responsabilité fiduciaire.

Discipline et long terme

La gestion de patrimoine reste un métier de discipline et de vision longue. L’émotion peut détruire la performance. Le rôle du manager est d’aider à ralentir, à structurer, à garder le cap.

Vers 2030 : hybridation et responsabilité

La conclusion de la soirée est claire.

Les institutions qui combineront croissance, levier opérationnel et delivery technologique discipliné seront les gagnantes du marché.

Mais au-delà des outils, la différenciation reposera sur :

  • La qualité humaine
  • La capacité d’écoute
  • La cohérence stratégique
  • L’intégration responsable de l’IA
  • L’équilibre entre performance et impact

En 2030, la banque privée ne sera ni 100 % digitale, ni figée dans le passé. Elle sera augmentée, connectée et profondément humaine.

https://paperjam.lu/article/wealth2030-des-clients-disperses-en-quete-de-chefs-dorchestre

https://en.paperjam.lu/article/less-friction-not-less-human-wealth-2030

https://paperjam.lu/sector/place-financiere-marches/wealth-management

Rétro 2025 Wealth Management – PaperJam

https://paperjam.lu/club/event/paperjam-10×6-wealth-2030-reinventing-advice-access-and-assets

Laisser un commentaire