
Dans ce nouvel Ă©pisode de notre sĂ©rie « Un Français, un portrait », nous partons Ă la rencontre de Sitraka Matthieu Forler notre 3Ăšme invité⊠un portrait et un profil Ă lâĂ©nergie dĂ©bordante, pragmatique, de voyageurs. Il incarne une gĂ©nĂ©ration de talents « techniques » en quĂȘte de sens, de challenges et de soleil â mĂȘme quand le climat luxembourgeois tente de rĂ©sister.
đ§đœNom : Sitraka Matthieu Forler
1ïžâŁ9ïžâŁ9ïžâŁ7ïžâŁAnnĂ©e de naissance : 1997
đ«đ·đČđŹOrigines : Alsace et Madagascar
đ§đœâđ»SpĂ©cialitĂ© : ingĂ©nierie informatique, monitoring, machine Learning, intelligence artificielle
đ±đșArrivĂ© au Luxembourg : en 2021
đ§đœâđ«Enseignement : professeur vacataire Ă Centrale MĂ©diterranĂ©e
â€ïžLieu de cĆur : Marseille, bien sĂ»r mais aussi la Dordogne et globalement la France.
đșïžParcours avant le Luxembourg : Montpellier, La Martinique, Marseille, Martigues, âŠ. Que des M, et donc pourquoi pas acheter ou dĂ©mĂ©nager un jour Ă Mamer?
â€ïžâđ„Passions : voile, course Ă pied, aviron, vĂ©lo, les voyages
đ±đșAu Luxembourg, il conseillerait : un tour de la ville de Luxembourg, le chĂąteau dâAnsembourg, le ChĂąteau de Vianden, les longs de Moselle avec Schengen et Remich et faire une petite virĂ©e en Belgique au musĂ©e militaire de Bastogne (câest en tout cas le parcours quâil a proposĂ© Ă ses parents)
đ§Son e-mail : sitrakaforler@gmail.com
đđșïžDe Montpellier Ă Luxembourg : itinĂ©raire dâun profil hybride
Sitraka est nĂ© en 1997 Ă Montpellier, dâun pĂšre alsacien et dâune mĂšre malgache. « On dit malgache, pour un habitant de Madagascar, » prĂ©cise-t-il, soucieux de la justesse des mots. Cette double culture, il lâassume pleinement. AprĂšs avoir grandi entre la Martinique et Marseille, il se forme dans le sud, entre grandes Ă©coles et expĂ©riences professionnelles. Il travaille dâabord pour une start-up. « CâĂ©tait intense et sympa⊠mais pas toujours trĂšs bien payĂ© », sourit-il.
Un jour, une chasseuse de tĂȘtes lâappelle : « un poste est Ă pourvoir au Luxembourg ». Il hĂ©site, se renseigne, contacte dâanciens camarades dâĂ©cole, dont Thomas. « Il mâa dit que le Luxembourg, câĂ©tait gĂ©nial. » Câest suffisant : il saute le pas et puis « le manque dâErasmus mâa poussĂ© Ă chercher lâinternational »
đ» Poste dâingĂ©nieur, passion dâenseignant
InstallĂ© au Luxembourg, Sitraka intĂšgre une grande structure nationale, quâil prĂ©fĂšre nommer, avec humour, « le premier opĂ©rateur de distribution de courrier et tĂ©lĂ©coms du pays ». Il y travaille aujourdâhui sur des sujets de monitoring et dâinfrastructure informatique, dans un cadre innovant. « Câest ce cĂŽtĂ© technique et pointu qui mâa plu. »
Mais il garde un pied en Provence. Professeur vacataire Ă Centrale MĂ©diterranĂ©e, il donne des cours de machine learning : « Ils sont Ă©coresponsables : ils prĂ©fĂšrent rembourser le train dĂšs que possible plutĂŽt que lâavion »
â”ïžMarseille, la voile, les scouts⊠et les valeurs
Son attachement au sud est viscĂ©ral. « Jây ai la famille, les souvenirs, la mer, lâOM, les scouts aussi⊠» Membre des Ăclaireurs Unionistes de France, il y garde le goĂ»t de la transmission. Il pratique la voile, aime les balades, les discussions â et ne refuse jamais un cafĂ©. Ni une discussion gĂ©opolitique ou environnementale au dĂ©tour dâun sujet technique.
đŹđ©âđłGattaca, Mad about PĂ©rou
CinĂ©phile, Sitraka recommande Gattaca, un film culte : « Câest un film qui fait rĂ©flĂ©chir, trĂšs en avance sur son temps. » CĂŽtĂ© musique, il avoue des goĂ»ts Ă©clectiques mais raffole des Cantates de Bach et le groupe Muse. Pour sortir, il conseille le restaurant Mad about PĂ©rou Ă Luxembourg, un spot sud-amĂ©ricain avec de bons prix. Son bar prĂ©fĂ©rĂ© ? LâOscar (pour les billards, pas pour la rue) ou le gudde wellen pour la vue !
đ€ IntĂ©gration : entre mixitĂ© et entre-soi
Le sujet de lâintĂ©gration au Luxembourg ne le laisse pas indiffĂ©rent. « Ce nâest pas toujours Ă©vident. « Les Luxembourgeois se connaissent souvent depuis la maternelle », ils parlent luxembourgeois entre eux. Câest normal, mais ça crĂ©e une barriĂšre. » Il Ă©voque une anecdote : une vieille dame demandant de lâaide Ă une autre personne, parce quâil ne « faisait pas assez luxembourgeois ». Il relativise, mais reste lucide : « Ce nâest pas une question de couleur de peau, câest une question de cercles sociaux restreins. »
Il parle aussi de sĂ©curitĂ© en parlant de la rue de Strasbourg faire de comparatif avec la France et surtout Paris ou Marseille. « Ici câest gentil, rien Ă voir la gare St-Charles de Marseille »
đLuxembourg Ă amĂ©liorer ? « Une culture technique Ă renforcer »
Quand on lui demande ce quâil amĂ©liorerait au Grand-DuchĂ©, il rĂ©pond sans hĂ©siter : lâingĂ©nierie. « Jâai lâimpression quâil nây a pas encore une forte culture technique. Il manque selon lui des bureaux dâĂ©tudes solides, une formation dâingĂ©nieurs locale, une structuration des projets dâinfrastructure. »
âïž Voyages, perspectives et projet de vie
Sitraka Matthieu voyage souvent et beaucoup, Lisbonne, Porto, Paris, Londres, Milan ou ailleurs, en profitant des aĂ©roports de Luxembourg et Bruxelles-Charleroi. Il observe avec pragmatisme : « Il faudrait peut-ĂȘtre encore agrandir lâaĂ©roport ? ». En attendant, il pense Ă lâavenir. « Je me projette ici. Ă condition de trouver la bonne personne et de bĂątir une vie de famille. » ⊠mesdames les lectrices cĂ©libataires, notez cela đ


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