Article créé en partie avec l’IA par Christophe BIRAUD

Interview réalisée par Christophe BIRAUD le 28 août 2026 à Frisange, dans le cadre de la série « Une Française – Un portrait ».
Installée au Luxembourg depuis 2000, Anne-Catherine Grave mène une vie professionnelle et artistique particulièrement riche. Économiste, fiscaliste et avocate, elle travaille depuis vingt-six ans dans la finance.
À Frisange, où elle vit avec sa famille, cette entrepreneuse passionnée de théâtre et de chanson prépare la première édition du festival « La Rentrée en scène », les 19 et 20 septembre 2026 au château d’Aspelt.
Anne-Catherine, pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Anne-Catherine Grave, Ch’ti d’origine et Luxembourgeoise d’adoption depuis vingt-six ans. J’habite à Frisange, je suis mariée depuis vingt-trois ans et j’ai deux filles de 19 et 16 ans.
Je viens d’avoir 52 ans : je suis née le 23 juillet 1974. Je suis donc Lion et j’assume parfaitement mon âge !
Quel est votre parcours professionnel ?
J’ai une formation d’économiste et un parcours atypique : je suis avocate en France et au Luxembourg, avec également des compétences en fiscalité et en expertise comptable.
Cette triple approche me permet de comprendre les problématiques des juristes, des fiscalistes et des experts-comptables. J’ai commencé ma carrière comme fiscaliste avant de m’orienter vers l’entrepreneuriat et la création de structures pour de grands groupes.
Je viens d’une famille de commerçants et d’entrepreneurs. Créer, développer et faire grandir des activités correspond donc profondément à ma personnalité.
Comment êtes-vous passée de la finance au théâtre ?
Il y a environ cinq ans, j’ai traversé une importante épreuve de santé. J’ai alors pris conscience que nous n’avions qu’une seule vie et qu’il était temps d’écouter cette part artistique que j’avais longtemps laissée de côté.
Tout en poursuivant mon activité dans la finance, je suis retournée à l’école. Pendant trois ans, j’ai suivi les cours Florent à Bruxelles, à raison de trois déplacements par semaine. J’étais la plus âgée de la promotion, mais cela ne m’a jamais arrêtée !
Une fois diplômée, mon tempérament d’entrepreneuse a repris le dessus. Je ne voulais pas seulement jouer, mais aussi créer et produire mes propres spectacles.

Vous avez déjà produit une première pièce…
Oui, ma première pièce a été jouée une dizaine de fois. Je travaille maintenant sur Dans la mesure de l’impossible, de Tiago Rodrigues.
Cette nouvelle création sera présentée pour la première fois devant le public lors de la clôture du festival « La Rentrée en scène ». Nous serons hors concours, mais cette représentation constituera une étape importante pour toute l’équipe.

Le théâtre n’est pas votre seule passion…
J’adore chanter et raconter des histoires en musique. Je ne prétends pas avoir une voix extraordinaire, mais j’aime transmettre des émotions et donner du sens aux textes.
Grâce à de belles rencontres, j’ai créé un premier album de huit titres. Deux chansons sont déjà sorties et les autres seront prochainement dévoilées.
Lorsque Café noir est sorti, quelqu’un m’a comparée à une « Françoise Hardy version 2.0 ». J’en avais presque les larmes aux yeux, car c’est l’un des plus beaux compliments que l’on pouvait me faire.
Quels artistes vous inspirent ?
J’aime énormément Françoise Hardy et je fais également partie de la génération Zazie. Ce qui me touche avant tout, c’est la richesse des textes.
J’apprécie aussi Grand Corps Malade pour la force de ses mots. Mon univers musical n’est pas enfermé dans un style précis : je suis surtout attirée par les chansons qui racontent quelque chose.
Côté lecture, j’ai tendance à commencer plusieurs livres en même temps. Je lis des ouvrages de développement personnel et de nombreuses pièces de théâtre pour trouver mon prochain coup de cœur. L’acteur et la Cible reste également près de moi pour nourrir mon travail de comédienne.
Au cinéma, Philadelphia est l’un des films qui m’ont le plus marquée. Même après plusieurs visionnages, il continue à m’émouvoir.
Pourquoi être venue au Luxembourg ?
Je dis souvent : « On arrive au Luxembourg par hasard, mais on sait pourquoi on y reste. »
Je suis arrivée pour effectuer un stage chez RTL. J’avais rencontré beaucoup de difficultés pour trouver une expérience professionnelle intéressante en France. En découvrant les possibilités offertes au Luxembourg, j’ai rapidement compris que j’avais tout intérêt à y rester.
Ce stage a finalement marqué le début de mon histoire luxembourgeoise.
Qu’aimez-vous au Luxembourg ?
Je suis très attachée à la nature. Le Luxembourg possède de magnifiques forêts, de nombreux chemins de promenade et de superbes pistes cyclables.
J’aime cette possibilité de concilier une activité professionnelle stimulante avec une véritable qualité de vie. Même après vingt-six ans, je continue à apprécier la proximité immédiate avec la nature.
Que feriez-vous découvrir à des amis ?
Je commencerais par le centre-ville de Luxembourg, les casemates et le Palais grand-ducal. J’aime particulièrement l’atmosphère de la capitale durant l’été.
Je leur ferais ensuite découvrir la Petite Suisse luxembourgeoise, Clervaux et quelques espaces naturels. Le soir, nous pourrions profiter de l’ambiance des Rives de Clausen et des très bons restaurants de la capitale.
Les visiteurs pensent souvent que deux jours suffisent. Selon moi, une semaine serait plus adaptée pour découvrir le patrimoine, la culture, la gastronomie et la nature du pays.
Que souhaiteriez-vous améliorer ?
Nous ne nous rendons pas toujours compte de la chance que nous avons de vivre au Luxembourg. Je pense néanmoins qu’il existe une véritable soif de culture et une attente pour de nouvelles propositions artistiques.
J’aimerais voir davantage de théâtre accessible à tous, en dehors des grandes institutions. Je crois beaucoup au rapprochement entre la culture, le patrimoine et le monde associatif. C’est dans cet esprit que j’ai créé le festival « La Rentrée en scène ».
Parlez-nous de « La Rentrée en scène »
La première édition se déroulera les 19 et 20 septembre 2026 au château d’Aspelt, dans la commune de Frisange.
L’objectif est d’offrir une première scène à des projets artistiques. Initialement consacré au théâtre, le festival a finalement été ouvert aux arts vivants.
Nous avons reçu 80 candidatures et sélectionné huit troupes. Elles se produiront dans trois espaces différents du château. Chaque troupe jouera trois fois et l’ensemble du festival sera accessible gratuitement.
Un jury choisira le projet qu’il souhaite soutenir. Le lauréat bénéficiera d’une semaine de résidence au château d’Aspelt et d’une date de représentation.
Le samedi soir, un DJ prolongera l’événement dans une ambiance festive. Le dimanche, après les dernières prestations et les délibérations, le festival se terminera avec notre pièce Dans la mesure de l’impossible.
Pourriez-vous fédérer une communauté autour du théâtre ?
Avec plaisir ! Un groupe consacré au théâtre au Luxembourg permettrait de partager les spectacles, de faire connaître les artistes et de rassembler les personnes qui souhaitent découvrir ou soutenir cette discipline.
C’est une idée que nous pourrions tout à fait étudier.
Quel est votre message aux lecteurs ?
Venez nombreux à cette première édition ! Un nouveau festival ne peut grandir que si le public répond présent.
J’ai porté ce projet avec le soutien de la commune de Frisange. C’est un travail de longue haleine, mais surtout une aventure passionnante au service des artistes et du public.
Venez découvrir les troupes et parlez du festival autour de vous. Je rêve de voir naître un jour une sorte de Festival d’Avignon au Luxembourg. Alors, voyons grand !
Une Française aux multiples scènes
De la finance au théâtre, de la fiscalité à la chanson, Anne-Catherine Grave refuse de choisir entre ses passions. Avec « La Rentrée en scène », elle souhaite désormais transmettre son énergie aux artistes et au public luxembourgeois.
Rendez-vous les 19 et 20 septembre 2026 au château d’Aspelt pour découvrir la première page de cette nouvelle aventure culturelle.



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