Article créé en partie avec l’IA par Christophe BIRAUD

« Un Français – Un portrait » : Jérôme Rouquié, entreprendre, rassembler et agir au Luxembourg
Interview réalisée par Christophe Biraud le 31 août 2026 à Luxembourg-Ville, boulevard Joseph II, dans le cadre de la série « Un Français – Un portrait ».
Installé au Grand-Duché depuis une dizaine d’années, Jérôme Rouquié est un entrepreneur français au parcours international. Créateur de Come To Lux, passionné par l’art, la gastronomie et le patrimoine, il met aujourd’hui son réseau au service des rencontres interculturelles et de la solidarité.
À travers le Lux Tour Solidarity, il soutient notamment la Sarah Grond Foundation, engagée auprès des enfants ayant perdu un ou leurs deux parents.
Jérôme, pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Jérôme Rouquié. J’ai 53 ans et je suis né le 12 juillet à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Ma grand-mère était une immigrée polonaise arrivée en France en 1945.
J’ai un fils, Théo, qui vit en région parisienne. Je partage aujourd’hui ma vie avec mon épouse Génia, qui a elle-même une fille dont je m’occupe depuis une dizaine d’années.
Comment votre parcours entrepreneurial a-t-il commencé ?
Très tôt. Après un DUT Techniques de commercialisation, je n’ai jamais véritablement travaillé pour quelqu’un d’autre. À 22 ans, j’ai créé ma première société.
Mon idée consistait à commercialiser directement des pièces détachées destinées au froid commercial et aux grandes cuisines : afficheurs de température, thermostats, joints de portes de chambres froides et autres composants techniques.
À l’époque, les professionnels faisaient systématiquement appel à des frigoristes, y compris pour des opérations ne nécessitant aucune intervention sur le circuit frigorifique. J’ai compris que certains travaux pouvaient être réalisés par des électromécaniciens disposant directement des bonnes pièces.
C’était un peu la logique développée ensuite par les grandes enseignes de bricolage : permettre aux professionnels ou aux particuliers d’accéder plus facilement au matériel dont ils ont besoin.
Cette activité vous a conduit à voyager dans le monde entier…
Oui. J’ai dirigé cette entreprise pendant une vingtaine d’années, en me spécialisant progressivement dans l’équipement des établissements situés sur des îles.
J’ai ainsi beaucoup voyagé, notamment en Polynésie française, à l’île Maurice, en Nouvelle-Zélande ou encore à Curaçao. J’ai travaillé avec des groupes hôteliers et de restauration internationaux ainsi qu’avec de grandes enseignes.
J’ai notamment participé à l’équipement d’établissements prestigieux, dont The Brando, à Tetiaroa, en Polynésie française. Ce parcours m’a permis de rencontrer des personnes issues de cultures très différentes.
Comment êtes-vous arrivé au Luxembourg ?
Un peu par hasard. Après la vente de mon entreprise à un groupe barcelonais, je devais initialement m’installer à Barcelone afin de développer ses activités dans plusieurs pays européens. Finalement, ce projet ne s’est pas concrétisé.
Le Luxembourg figurait déjà parmi les pays que je connaissais, car j’y avais des clients. J’ai alors décidé de m’y installer.
Ce qui m’a immédiatement séduit, c’est son caractère profondément international. J’avais passé une grande partie de ma vie à voyager et je ne voulais pas perdre cette ouverture sur le monde. Au Luxembourg, on peut rencontrer en quelques jours des personnes venues de toute l’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine.
Pourquoi avez-vous créé Come To Lux ?
Je voulais contribuer à faire connaître le vrai visage du Luxembourg.
À l’étranger, le pays reste souvent réduit à son activité financière. Certaines personnes imaginent une succession de tours et de bureaux, alors que le Luxembourg est aussi un pays très vert, doté d’une histoire, d’une culture gastronomique, d’un patrimoine viticole et d’une diversité humaine exceptionnels.
Avec Come To Lux, j’ai souhaité accompagner les personnes qui arrivent au Grand-Duché en m’intéressant davantage à ce qu’elles sont qu’à ce qu’elles possèdent.
L’objectif est de connecter des femmes et des hommes issus de différents horizons autour de valeurs communes : l’écoute, le partage, la confiance et la générosité. Come To Lux rassemble aujourd’hui, selon Jérôme Rouquié, plus de 10 500 personnes représentant 69 nationalités.
Comment votre engagement caritatif a-t-il commencé ?
Au fil des événements et des rencontres, j’ai découvert plusieurs initiatives solidaires. J’ai notamment rencontré Yves Barthels, fondateur de la Sarah Grond Foundation.
Après la disparition tragique de son épouse Sarah, Yves aurait pu se consacrer uniquement à sa famille. Il a choisi d’aller plus loin en créant une fondation destinée à soutenir les enfants ayant perdu un parent, parfois les deux.
Son engagement m’a profondément touché. Depuis 2023, j’ai décidé de lui apporter mon soutien et de mettre mon réseau au service de cette cause.
Quelle est la mission de la Sarah Grond Foundation ?
La fondation intervient rapidement auprès des enfants et des familles confrontés à la disparition d’un parent.
Dans ce type de situation, le besoin d’un soutien psychologique, administratif et matériel est immédiat. La fondation cherche à recréer un cadre stable et sécurisant autour des enfants, tout en accompagnant les adultes qui continuent à prendre soin d’eux.
Elle agit exclusivement grâce aux dons et porte notamment le projet de créer au Luxembourg un lieu spécialisé dans l’accueil et l’accompagnement des enfants concernés.
Pour moi, il ne suffit pas de parler d’une cause. Il faut lui donner de la visibilité, rassembler des partenaires et créer des occasions concrètes de collecter des fonds.
Le Lux Tour Solidarity répond-il à cet objectif ?
Absolument. Le Lux Tour Solidarity associe la découverte du patrimoine luxembourgeois, la gastronomie, l’automobile et la solidarité.
Nous organisons notamment des parcours à travers le pays et permettons aux enfants accompagnés par la fondation de monter à bord de voitures d’exception. Pendant quelques instants, ils peuvent rêver, sourire et vivre une expérience éloignée des difficultés de leur quotidien.
Les événements et les galas servent également à sensibiliser le public, à mobiliser des partenaires et à récolter des fonds pour la Sarah Grond Foundation.
D’où vient votre passion pour l’art ?
Elle est née presque par hasard après la vente de mon entreprise. Un ami, très bon commercial, avait décidé de partir vivre en Thaïlande pour devenir artiste. Je l’ai ensuite aidé à venir au Luxembourg et à créer une série d’œuvres inspirées du pop art.
J’ai commencé à visiter des galeries en Belgique et au Luxembourg, puis à rencontrer des artistes. J’ai progressivement constitué chez moi une petite galerie personnelle avec des œuvres qui me touchent.
J’apprécie notamment le travail de l’artiste néerlandais Chris Tap, connu pour ses sculptures animalières et ses représentations de félins.
Quels sont vos goûts en matière de cinéma et de musique ?
J’aime beaucoup les thrillers et les films policiers. Comme de nombreux Français de ma génération, j’ai été bercé par les films de Jean-Paul Belmondo et d’Alain Delon.
L’un de mes films cultes est « Le Magnifique », avec Jean-Paul Belmondo. J’aime son humour, son décalage et son rythme. C’est aussi un film que je prends plaisir à faire découvrir à des amis étrangers.
Musicalement, je suis très éclectique : variété française, disco, lounge et, bien sûr, les musiques des années 1980 et 1990.
Je lis relativement peu de romans. Mes lectures sont plutôt liées à la psychologie sociale et aux comportements humains. J’ai d’ailleurs été intervenant extérieur à l’université, où j’ai enseigné la vente stratégique et la psychosociologie.
Pourquoi aimez-vous autant le Luxembourg ?
Parce que c’est un pays où il fait bon vivre, mais surtout parce qu’il démontre que des personnes de nationalités et de cultures différentes peuvent cohabiter et construire quelque chose ensemble.
Le Luxembourg accueille une importante population étrangère et des centaines de milliers de travailleurs frontaliers. Malgré cette diversité, le pays continue à fonctionner et à rassembler.
J’aime résumer ses qualités par la règle des « 3S » : sérénité, sécurité et stabilité.
Le Luxembourg est aussi particulièrement adapté à la vie familiale. Les infrastructures scolaires, sportives et publiques y sont remarquables.
Je reste toutefois préoccupé par le sentiment d’insécurité qui s’est développé depuis la période du Covid. Le pays possède de très nombreux atouts, mais il doit préserver la tranquillité qui contribue à son attractivité.
Quel parcours conseillez-vous pour découvrir le Luxembourg ?
Je commencerais par Luxembourg-Ville : le quartier européen du Kirchberg, le centre historique, le palais grand-ducal, les casemates, le Grund, le Pfaffenthal et son ascenseur panoramique.
Je ferais également découvrir quelques spécialités locales, dont la Rieslingspaschtéit, le pâté au Riesling créé en 1928 par la maison Kaempff-Kohler.
En voiture, je poursuivrais vers Belval et son patrimoine sidérurgique, Mondorf-les-Bains, Schengen et la vallée de la Moselle. Ensuite, direction le château d’Urspelt, le lac de la Haute-Sûre, Clervaux, Wiltz, le Mullerthal et la vallée des Sept Châteaux.
Il faut au moins deux ou trois jours pour comprendre que le Luxembourg ne se limite pas à sa capitale et à son centre financier.
Quel message souhaitez-vous transmettre aux lecteurs ?
Je suis un homme heureux. Mes voyages m’ont permis de voir la guerre, la pauvreté et des populations privées de choses qui nous paraissent pourtant élémentaires.
Nous oublions parfois la chance que nous avons d’ouvrir un robinet et d’avoir de l’eau, de pouvoir nous nourrir chaque jour ou de vivre dans un environnement stable.
Avec Come To Lux, j’essaie de connecter les personnes qui portent de bonnes énergies. Je parle de celles qui savent écouter, partager et se montrer généreuses.
https://www.cometolux.com/ctlevents/luxtour-solidarity-20-21-june-2025








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